Thierry Mallot

(Two poems by Thierry Mallot: Homage to the village  – A Un Passant, and to Ian Hugo – Le Seigneur)
A Un Passant
Dans ce village parfumé
Par le tilleul et le thym
Où chaque rue est un jardin
On a le cœur tout enchanté

Pour t’enivrer avec éclat
Avec douceur et être heureux
Ô toi passant arrête un peu
La folle course de tes pas

Viens donc rêver assurément
Et te glisser dans le miroir
Et des fontaines et des lavoirs
De vieux joyaux du vieux Mollans

Si un instant ton cœur t ’attarde
D’un grand bonheur il s’ra criblé
De la Bourgade ensoleillée
Aux escaliers d’ la rue Montarde

Jouis passant de tous les lieux
Oublie tes peines passagères
Sous les platanes centenaires
De ce village mystérieux

Tu s’ra ravi, ravi sans fin
De contempler émerveillé
Le vieux clocher, sa majesté
et la Fontaine au Dauphin

Quand tu s’ra dans la fournaise
De chaque été qui peut surprendre
Reflètes-toi dans les méandres
du Toulourenc et de l’Ouvèze

Si t’es curieux humble passant
Tu verras fleurir bientôt
L’ancienne gare et le château
Tous les vestiges de Mollans

Mollans peuplé de belles âmes
Qui te salue élégamment
Jolie fierté des paysans
Que le soleil toujours enflamme

Un petit coin de joie intense
Où l’on admire un peu beaucoup
La noblesse de Mont Ventoux
Le fier géant de la Provence

Porte Major la rue des Granges
Tous les recoins de ces hauts lieux
Sont les trésors miraculeux
Aux cents couleurs qui se mélangent

Et s’il t’arrive un moment
De trop douter d’être perdu
Laiss’ toi guider au fil des rues
Viens visiter notre Mollans

Le Seigneur
Il a fleuri avec amour
Un coin joli rue du Faubourg
C’est le logis où on s’arrête
Tout attendre, le cœur en fête

La galaxie étincelante
Qui nous séduit et nous enchante
Ce grand rêveur aux yeux coquins
Aux yeux rieurs et enfantins

Avec bon goût et sympathie
Parle avec vous de poésie
Il se délecte d’un mot gentil
Et rien n’affecte sa bonhommie

Il est parfait la boule en main
Et stupéfait sur le terrain
Rien ne l’affole, le rend inquiet
Sa boule frôle le cochonnet

Et à la fin de la partie
Il ne peut point saisir Fanny
Ô sur la terre où nous vivons
Il est un frère, un compagnon

Un passager qui vous sourit
Le cœur léger, le cœur ravi
L’esprit ludique, un peu ailleurs
Ce phlegmatique est un Seigneur